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Descriptif : |
Dans l'épingle à cheveux, monter 50 mètres par une sente raide, jusqu'à la
voie ferrée, l'emprunter à droite jusqu'à la route.
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1 - dans le dernier virage avant d'arriver
dans le village de Lacoux, un chemin se présente sur votre gauche. C'est
"le chemin du facteur" qui vient de Chaley. |
Suivre la route jusqu'au
village de Lacoux (40 minutes). A la sortie du village, au niveau d'une
croix, prendre la route qui
monte à gauche et après le premier virage à gauche, prendre le sentier à droite.
Monter jusqu'au carrefour des 4 chemins (2). Prendre à droite un sentier à plat
et descendre à droite un peu plus loin en direction de la Bertinière.
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3 - Sur votre gauche dans la descente, se trouve une ancienne
citerne qui capte une source. La couverture est faite par des dalles
calcaire (lauzes) de bonne dimension. Un peu plus loin, se trouve
également un bassin désaffecté.
Sur ce type de plateau calcaire, l'eau s'infiltre rapidement dans le sol,
ce qui rend difficile l'apport en eau pour les habitations et le bétail.
Par endroits, la vue se dégage sur
le plateau d'Hauteville au fond sur votre droite. |
Prendre la route à droite, puis
à gauche, pour contourner le village de
la Bertinière, de nouveau à droite pour ensuite
prendre un sentier à gauche en direction d'un élevage de chèvres (4). Suivre ce
sentier jusqu'à ce qu'il descende (prendre le sentier de droite) et traverser la route.
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La présence de résineux est de
plus en plus présente. En effet, sur ce plateau, le climat y est plus
rude que dans les vallées. Nous sommes sur la limite des terres
Jurassiennes. |
Poursuivre en
descente quelques minutes et ne pas rater le chemin à plat sur la gauche (5).
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5 - Le sentier qui continue à descendre
rejoint la route dans le quatrième virage. |
Le sentier monte raide quelques mètres, passe sur la crête(6) (attention
à bien prendre le sentier qui descend en face de vous) puis descend au
niveau d'un carrefour (7).
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7 - Erosion et formation des Lapiaz
Au carrefour, les clairières de gauche offrent de
surprenantes dalles rocheuses que l'érosion sculpte doucement. Dans les
bois et à un endroit dans les dalles, la roche présente des fissures plus
ou moins profondes et plus ou moins larges. Cette morphologie, que l'on
rencontre uniquement dans les massifs calcaires, se nomme "lapiaz". Les
rigoles que vous pouvez observer à vos pieds sont des lapiaz en
formation. Elles vont se creuser petit à petit pour donner naissance à
de véritables crevasses.
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Du carrefour, prendre sur votre droite le sentier qui descend sur la Ragiaz.
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8 - A l'entrée du village, sur votre gauche, se trouve une
ancienne carrière. Vous pouvez remarquer de grandes dalles calcaires
plantées verticalement dans le sol pour délimiter les chemins et les
jardins.
La mauvaise qualité des pierres de la partie supérieure des
couches ne permettaient pas de les utiliser pour la construction de
l'habitat. Pour éviter de gaspiller de
l'espace pour le stockage de ces déchets, les anciens les ont utilisées
pour délimiter des espaces. Ces dalles sont appelées "palis", "pierres
plantes" ou encore "pierres plantées". |
Dans le village prendre la route à droite et
la suivre en bordant des prés.
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9 - Entre "pierre plante" et haie, se trouve
une ancienne fontaine avec son bassin en pierre. |
A la prochaine
intersection, prendre à droite et poursuivre en face de vous jusqu'à ce que
le sentier parte vraiment à droite. A cet endroit, prendre le sentier de gauche pour rejoindre le bord
de la falaise (10). Attention, la marche est haute et les bords peuvent être
glissants.
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10 - Faites très attention au bord de la
falaise. La cascade de la Charabotte n'est pas visible du plateau. 350
mètres en contrebas, vous pouvez apercevoir le moulin de la Charabotte. |
Poursuivre le chemin sur la gauche en longeant un
moment la falaise pour ensuite prendre dans les bois (balisage jaune).
Descendre dans un petit vallon (11).
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11 - Le chemin qui part sur votre droite,
rejoint l'ancienne voie ferrée directement à la sortie du premier
tunnel, mais la fin est délicate et vous avez de fortes chances de faire
débarouler des pierres sur les promeneurs en contre bas. Evitez donc de
l'emprunter. |
Prendre le sentier à gauche et le suivre
jusqu'à rattraper une route forestière que l'on descend jusqu'à Nantuy. Dans
le village, prendre à droite et poursuivre entre les maisons. A la sortie du
village, prendre entre des tas de bois (et non pas rester sur le chemin le
plus évident) pour suivre le sentier à flanc de montagne jusqu'à la cascade
(12).
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12 -
La cascade de la Charabotte
Attention les bords sont très glissants. Cette cascade chute en 4 marches
totalisant plus de 130 mètres de hauteur. En période d'étiage (basse
eau), le peu de débit de l'Albarine transforme ce cours d'eau en égout
malodorant.
"Chara" signifierait cascade et "Abioth"
signifierait blanc. |
L'entrée du tunnel se trouve sur votre droite. Ce premier tronçon est le
plus important de la partie haute du circuit. Lorsque vous approchez de la
sortie, retournez vous de temps en temps pour admirer les jeux de lumière
dans le tunnel.
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13 - Histoire du train fantôme
Le projet date des années 1880, la
construction est décidée en 1900 par le Conseil Général de l'Ain et les
travaux commencent en 1909. Le projet est contesté par de nombreux
Bugistes qui auraient préféré une ligne partant d'Ambérieu et desservant
Brénod et Hauteville.
Les
travaux vont bon train pendant 1 an (1910) puis ils ralentissent ou
s'arrêtent par moments, pour reprendre correctement en 1913, si bien
qu'en 1914, il ne reste plus qu'à poser 7 à 8 km de voie à partir d'
Hauteville. En effet, l'approvisionnement du chantier et donc son
cheminement s'effectue par le plateau. En cette même année, les travaux
s'arrêtent de nouveau, alors que les tunnels sont presque tous percés et
qu'il ne manque que les tabliers des ponts.
Cependant,
en 1916, les rails stockés sont réquisitionnés par l'armée. En 1919, le
projet est relancé. Le dernier tunnel est alors percé. De 1920 à 1932,
le percement connaît de nombreux problèmes d'infiltration et
d'éboulement. Les trajectoires des galeries doivent être modifiées à
deux reprises. Trois galeries sont donc creusées.
La
surcharge en déblai oblige les entrepreneurs à acheter d'autres terrains
pour y stocker les matériaux. A cette occasion, ils s'aperçoivent que
tous les terrains sur lesquels le tram a été construit n'ont pas été
payés, d'autres en revanche l'ont été deux fois et d'autres encore l'ont
été mais sans aucune utilité pour le chantier.
En
1933, la voie est achevée et inaugurée par le passage, sur une partie du
tronçon seulement, d'une locomotive et un ou deux wagons occupés par les
autorités locales. Par la suite, il est décidé d'électrifier la voie et
de mettre des rails plus lourds. Les anciens rails sont démontés, mais
le financement pour l'électrification n'a jamais été débloqué.
En
1936, le Conseil Général décide l'abandon de la ligne et son
déclassement, qui ne sera effectif qu'en 1951.
Cette
voie n'aura jamais vu passer un train chargé de passagers et elle n'aura
jamais servi.
Détails techniques :
18 tunnels cumulant 2 665 m dont le plus long se situe sur le haut, à
proximité de la cascade de la Charabotte et mesure 557 m. |
Vous traverserez une succession de sept tunnels. Entre deux tunnels,
levez les yeux pour admirer les parois rocheuses vous surplombant. Faites
attention aux éventuelles chutes de pierre. Quelques minutes après le dernier
tunnel, de gros blocs se sont effondrés au milieu du chemin (14). Regarder
avec attention, de nombreux et très beaux fossiles s'y trouvent. N'essayez pas
de les enlever ! Laissez les à l'admiration de tous au bord du chemin et non
prenant la poussière oubliés sur une étage.
Plus
loin, vous retrouverez la route.
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Juste avant de prendre pied sur la
route, vous pouvez observer des rails dans le sol, ce qui vous donnera une
idée de leur dimension et de leur écartement. |
Descendre par la route jusqu'au véhicule ou remonter quelques mètres pour
reprendre le tracé de la voie ferrée et descendre par la sente raide du
début. |